Coué : «C'était praticable»
A l'issue de Lyon - Valenciennes (0-0), joué sous une pluie
diluvienne et sur une pelouse détrempée, Bruno Coué s'est présenté aux
médias. Mais vu son état d'esprit affiché pour répondre aux questions,
c'est à reculons que l'arbitre a accepté de venir. «
Pourquoi aurait-il fallu l'interrompre ?, interroge-t-il.
Ce
match s'est disputé dans de bonnes conditions. Le terrain était
praticable. Je me suis posé la question en début de deuxième période.
Mais il y a eu ensuite une accalmie. On a donc décidé de continuer, la
suite nous a donné raison. » Devant l'insistance des journalistes par rapport à l'état de la pelouse, Bruno Coué a coupé court au dialogue. «
Vous étiez sur le terrain pour juger de son état ?», demanda-t-il en guise de réponse. Non, évidemment, mais les
spectateurs (qui ont payé jusqu'à 80 euros) n'ont pas eu non plus
besoin d'être sur le terrain pour montrer leur désapprobation.
Puel ne veut pas entrer dans la polémiquePar rapport au résultat mais aussi aux conditions de jeu,
Claude Puel s'est montré somme toute assez fataliste. «
C'est un match à oublier», affirme le coach lyonnais qui ne souhaite surtout pas entrer dans la
polémique pour savoir si ce match devait aller jusqu'à son terme ou
pas. Il faut dire qu'un report aurait encore alourdi un calendrier que
l'OL estime démentiel «
Ce match a été joué, c'est comme ça, explique Puel
.
Les conditions étaient difficiles. A vous de juger de l'état du terrain
et de la pertinence d'arrêter le match ou pas. Moi, je reste avant tout
sur la prestation de mon équipe. »
Une équipe lyonnaise dont l'entame a été prometteuse, mais
rapidement, l'état du terrain ne lui a permis de développer son jeu. «
C'était de l'à peu près, ce n'était pas du foot. C'était même injouable en début de deuxième période », reprend Puel, rejoint par ses joueurs, notamment
Ederson. «
Je
pensais que l'arbitre allait arrêter le match car ce n'était pas
pratiquable. Après, on restait sur une défaite à Paris. On avait le
devoir de gagner, surtout à domicile. Donc on ne se cherche pas
d'excuses par rapport au terrain car rien ne dit qu'on aurait gagné sur
une pelouse normale. »
«Une pateaugeoire» «
C'était du water-polo mais on a pris un bon point. » Voilà résumé par
Rudy Mater l'état d'esprit des Valenciennois. Le deuxième point pris cette saison hors de leurs bases après celui pris à Auxerre. «
C'est une énorme satisfaction, renchérit
Antoine Kombouaré, fier de ses hommes.
On
a été héroïques. Compte tenu de nos dernières prestations, c'est un
exploit. Ce soir, c'est le point de l'abnégation, de la solidarité et
de la combativité. » Car même globalement dominés, les Valenciennois ont joué crânement leurs chances, se procurant quelques occasions nettes. «
C'était une pataugeoire, c'était injouable, poursuit Mater,
conscient qu'il valait mieux affronter le champion de France dans ces
conditions. Mais ce soir on peut dire qu'on a fait notre "taf".»
Au-delà des conditions de jeu, il y a aussi le bilan mathématique.
L'OL augmente d'une longueur son avance sur Nice et Marseille, qui
jouent dimanche après-midi. Mais les Lyonnais viennent d'engranger
seulement un point en deux matches. «
Il faudra réaliser un résultat à Nantes, dimanche prochain», en conclut Ederson. Côté valenciennois, on espère que ce point va en
appeler d'autres, en sachant que VA se déplace à Bordeaux lors de la
prochaine journée. «
On aurait gagné ce soir, cela aurait fait du
bruit (NDLR : dans le camp lyonnais). Dans notre situation, on ferme
notre gueule et on bosse », souligne Kombouaré